Prégénérique - Extérieur jour - Une église

Prégénérique - Extérieur jour - Une église
Image d'une grille fermé. Sur une musique au piano, un homme en soutane, avec les cheveux longs, pousse la grille et descend une rue en escalier. Le prêtre traverse la rue, une valise à la main, sur un fond de bruit d'orage. Il croise un homme avec un cigare qui lui demande du feu. Le prêtre aide le passant, puis arrive dans une église. Une fois à l'intérieur, il se signe et entre dans le choeur, où se trouvent deux jeunes hommes nus, de dos, agenouillés, qui prient. Le prêtre passe derrière une chaire, ouvre un livre immense qu'il feuillette. Les deux hommes se lèvent alors, et viennent s'agenouiller auprès du prêtre. En musique de fond, des choeurs religieux. Pendant le sermon, l'un des deux hommes se met à jouer du pipeau. Son sexe se dresse comme un serpent dompté par les sons de l'instrument. Agacé, le prêtre s'interrompt, s'approche des deux hommes, qui enserrent ses jambes. Il ouvre sa valise, sort une paire de ciseaux et coupe le sexe de l'effronté musicien! Plans sur les visages, notamment sur celui de l'homme au sexe coupé, qui hurle de douleur. Quand le sexe tombe à terre, il se transforme en marguerite.
Sue une musique guillerette, le prêtre sort de l'église. Il aperçoit alors une jeune femme, assise sur le capot d'une voiture, la marguerite entre les dents, affichant un grand sourire. Elle le regarde avec insistance nettoyer ses ciseaux plein de sang. Effrayé, il s"enfuit. Le générique commence, avec en fond, des tableaux religieux représentant des crucifixions, des scènes de tortures et de nus.

# Gepost op vrijdag 24 maart 2006, 08u41

Intérieur jour - Appartement

Intérieur jour - Appartement
Dans un salon diablement "seventis", on trouve la jeune femme en train de boire. Un enfant entre dans la pièce. Elle l'embrasse. Il ouvre son cartable, et lui montre un grand livre, où l'on distingue vaguement des femmes nues. Une musique primesautière débute. La femme et l'enfant se mettent à danser, en tournant, longuement, sur une musique entraînante, interminable. La femme emmène l'enfant sur le balcon, puis rentre dans l'appartement pour lui faire couler un bain. L'enfant se déshabille et rentre dans la baignoire. Dans une pièce à côté, la fée (nous l'appellerons désormais ainsi) sort un bâton de rouge à lèvres, et se grime le visage de façon sensuelle. La scène parallèle où l'enfant se savonne de façon suggestive, en remontant lentement vers sa cuisse. On ne voit cependant rien, car le bain est moussant. Retour à la pièce où la fée achève son maquillage, qui est un masque de clown. Elle se tire la langue dans le miroir. Lorsqu'elle rentre dans la salle de bain, elle est entièrement déguisée en clown, avec chapeau, pantalon large à carreaux, haut rayé marin, et bretelles. Elle se tient debout face à la baignoire, regarde fixement l'enfant, lui fait des grimaces. Lafée fait des révérences, des ombres chinoises sur le mur, l'enfant est ravi et applaudit.
Brusquement, gros plan sur une prise électrique au-dessus du lavabo. La fée s'empare de la rallonge, qu'elle balance nonchalamment à bout de bras, regardant toujours l'enfant. Subitement, elle plonge la prise dans la baignoire, et l'enfant se noie, électrocuté, sur une petite musique au piano. La scène s'achève sur un clin d'oeil que la fée adresse au mort.
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# Gepost op vrijdag 24 maart 2006, 08u53

Extérieur Jour - une rue

Extérieur Jour - une rue
Un clochard est assis sur une des passerelles qui surplombe une ligne de métro. Il boit au goulot d'une bouteille de vin, gémit des mots incompréhensibles. Les rares passants l'ignorent. Il finit par se faire vomir dans une écuelle, sort une serviette de table, sale son vomi avant de le manger d'un air satisfait, en le touillant. En arrière plan, on voit la fée au loin, qui le regarde faire, puis s'approche de lui. Musique jazzy au saxo qui débute. La fée s'agenouille auprès de l'homme, lui prend son écuelle des mains, lui caresse le visage. Il est fasciné, et lui sourit à pleins chicots! A ce moment, la fée sort à nouveau son bâton de rouge à lèvres pour maquiller le clochard en clown. Elle l'embrasse, lui donnant un baiser fatal, puis le laisse mort. Les passants continuent de passer, mais ne regardent toujours pas le pauvre garçon. Deux hommes lui lancent une pièce. Une vue sur Paris termine la scène.
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# Gepost op vrijdag 24 maart 2006, 09u01

Deuxième bobine - Extérieur jour - une rue

Deuxième bobine - Extérieur jour - une rue
La fée évolue à travers un marché vide, dont il ne reste que les armatures des étals. Elle est toujours dans sa tenue de clown. L'homme au cigare, aperçu lors de la première scène avec le prêtre, la suit de loin. Il s'arrête pour éternuer. La fée passe devant une femme, qui porte un voile blanc vaporeux et brandit un é&criteau portant l'inscription "toujours vierge". L"homme au cigare passe à son tour devant l'inconnue, s'arrête, lit le panneau, et lui fait un bras d'honneur. Puis il rejoint la fée sur un banc, dans un jardin public. Il s'approche progressivement d'elle. Plus loin, un homme à l'air triste est assis sur un banc et essuie ses lunettes. Lorsque l'homme au cigare regardeà nouveau vers la fée, celle-ci a disparu. A sa place, il y a un oeuf avec un visage souriant peint dessus, qu'il lance à la tête de l'homme à lunettes.

# Gepost op vrijdag 24 maart 2006, 09u09

Extérieur jour - âppartement de la fée

Extérieur jour - âppartement de la fée
La fée joue du piano dans son salon. Elle a les yeux grimés par deux traits noirs qui partent de ses yeux et terminent sur ses joues. Une marionnette danse sur le piano et bat la mesure. La scène est entrecoupée pas des plans serrés sur les jambes d'une femme qui s'avance dans le couloir. Une sonnette retentit. On retrouve les deux femme dans le salon. La fée se vernit méticuleusement les ongles, tandis que l'autre sert du café, regarde son interlocutrice à plusieurs reprises, et reprend son tricot, avec en fond une musique chantée. La fée lève enfin son regard vers l'autre femme. Cette dernière lui montre son tricot débutant. Un malaise s'installe. La fée prend une position suggestive avec sa jambe sur l'accoudoir. S'ensuit un échange de regards et de sourires, assez ambigu, entre les deux femmes. L'inconnue continue de tricoter, puis se lève pour ramener un verre à la cuisine. On s'aperçoit alors qu'elle est enceinte. Une fois dans la cuisine, elle ouvre le frigo, et hurle en découvrant quelque chose qui reste caché au spectateur. Dans la panique, elle s'écroule lourdement sur le ventre. Pendant ce temps, la fée se maquille à nouveau, puis gagne la cuisine et regarde le sang s'écouler entre les jambes de la femme inconsciente. Elle s'agenouille, lui écarte les jambes, se retrousse les manches, enfile des gants, avant de relever la jupe de la femme et de faire accoucher. tout cela sur un air de piano encore très primesautier. Gros plan sur l'enfant qui sort du vagin. La fée regarde longuement ses mains ensanglantées avec, en bruit de fond, des pleurs et des vagissements. Légitimement énervée, elle jette violement le bébé au vide-ordures, puis traîne le corps de la mére dans le salon. Là, elle lui pose des dents de Dracula, lui cale la tête sur un livre, avant de passer un coup de balai sur le dos et les jambes de la morte pour l'épousseter. Elle s'arrête un instant, pensive.

# Gepost op vrijdag 24 maart 2006, 09u24